Logo Ocean Living Lab

Yhapps, de grosses ambitions et des recrutements dans l'e-santé

Yhapps, de grosses ambitions et des recrutements dans l'e-santé

Développeuse de solutions innovantes visant à optimiser le parcours de soins et simplifier les relations entre les patients, les prescripteurs et les spécialistes, Yhapps (Your Health Applications) a été fondée en fin d'année 2015. Installée rue Ferrère à Bordeaux, dans une ancienne école, la jeune pousse développe ses solutions en partenariat avec des professionnels de santé rassemblée en une "Team academy" et un think tank médical baptisée Ypartners et constitué d'une centaine de médecins, distributeurs, cadres hospitaliers... tous actionnaires. Elle propose ses solutions numériques, destinée à améliorer le parcours de soins des patients et à faciliter la vie du personnel médical, aux centres hospitaliers, aux cliniques et aux cabinets médicaux. La société emploie à ce jour une équipe de 21 personnes, un effectif amené à s'étoffer. Huit nouveaux postes seront ouverts à partir de ce mois de septembre et 22 supplémentaires le seront courant 2018. Doublement de taille Yhapps porte en effet un ambitieux plan de développement. Sur 2017 / 2018, un budget de 1,2 M€ est prévu, cofinancé par le think tank Ypartners, Bpifrance et la Région Nouvelle-Aquitaine ainsi que CIC. Les résultats suivent. Le chiffre d'affaires devrait passer de 650 K€ en 2016 (pour un résultat de 70 K€) à 2,2 M€ cette année. Yhapps va parallèlement installer dans 600 m2 supplémentaires son pôle R&D à Bordeaux, toujours rue Ferrère, et poursuivre son maillage territorial avec deux nouveaux points de chute après celui de Paris-Saclay : Lyon en fin d'année et Aix-en-Provence début 2018. Yhapps fait le constat qu'à l'exception d'initiatives locales ou régionales, il n'y a pas de référentiel médical simple permettant à la "trinité" patients / prescripteurs / spécialistes de communiquer ensemble et de manière sécurisée. Elle entend donc apporter ce référentiel en fournissant une plateforme d'échanges d'informations médicales multi-supports tant sur un cloud, sur des supports embarqués que via des solutions numériques. Les domaines d'action permis par son socle technologique sont multiples : outils en cancérologie pour améliorer la coordination des soins, imagerie médicale, relations entre la maternité et les sages-femmes libérales qui suivent les femmes et les enfants après la sortie, gestion des rendez-vous, du transfert des données et des images, consultation du dossier médical sur smartphone... "Les praticiens et acteurs du secteur médical membres de notre Team academy ou du think tank Ypartners amènent du savoir-faire opérationnel, des ressources financières et sont garants de notre éthique médicale", explique Sylvain Lou Poueyou, cofondateur de la société. "En toile de fond, notre idée est d'apporter des schémas différents. Par exemple : que fait-on des patients qui sont blacklistés pour 3 annulations de rendez-vous ? Il n'est pas question de remplacer le personnel par un ordinateur ou un robot mais de trouver des solutions. Un exemple : à l'avenir l'intelligence artificielle aidera dans le diagnostic, mais si un simple diagnostic servait à tout régler, on le saurait. Le plus gros problème de la médecine est administratif ! La prise en charge administrative telle qu'elle existe aujourd'hui est délirante. C'est là que nous voulons intervenir." Yhapps ambitionne de sortir entre 40 et 50 nouveaux projets dans les prochains mois, toujours en accord avec la centaine de médecins actionnaires, tous cooptés pour pouvoir intégrer le think tank Ypartners où une personne = une voix. Une startup atypique Faisant partie des rares startups rentables dès leur première année, Yhapps s'intéresse aussi aux territoires d'outre-mer, "trop peu adressés par les acteurs traditionnels", et revendique une vision où "le numérique n'enlève pas les bonnes règles de gestion d'une entreprise" : "Nous ne sommes pas dans l'optique de faire des prototypes pour déclencher de la subvention. On surveille la trésorerie, on fait du cash, du résultat, on fait appel à nos banques sans qui il est impensable de construire un business, le tout nous donne une image crédible auprès de nos interlocuteurs. La notion de startup nous convient par rapport à la question de la vitesse d'innovation, mais on garde toujours à l'esprit qu'il faut dégager de la marge donc on ne se retrouve pas toujours dans l'écosystème tel qu'il est souvent décrit. Même si le business model n'est pas mature et le marché non plus, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas être rentable."

Source

objectifaquitaine

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.